Histoire de Diaphragme

2 03 2010






De récents événements sur Twitter me poussent aujourd’hui à écrire ce billet. Je vous sens haletants et tendus comme un string sur un séant géant, aussi je ne vais pas vous faire patienter plus longuement.


Tout se passe sur le net (la scène de frime). Nous appellerons notre « héroïne » Diaphragme pour respecter son anonymat (et ce pseudo lui va comme un gant).




Diaphragme a sévi pendant quelques mois sur Twitter et Facebook sous d’autres pseudos (oscillant entre Clito et Diaphragme*). Diaphragme s’est inventée une identité après avoir dérobé et s’être appropriée les photos d’une jolie demoiselle que cette dernière avait déposé sur Facebook le bien nommé.


Forte de son avatar de compet’, elle a su en quelques tweets inconsistants  et parfaitement inintéressants se créer une armée de prétendants.
Mais comment a-t-elle fait me demanderez-vous ??? Je vous sens déjà sous tension et c’est bien comme ceci, en créant l’attention, qu’elle a érigé sa légion.


Elle a managé son image avec brio mais aussi avec Robert, Bernard, Paulo etc. etc.  en alternant les photos de son avatar, passant de ses jambes à son visage (enfin, pas le sien, celui d’une autre) puis de nouveau ses jambes de face sur son profil (pas les siennes, celles d’une autre encore)…  enfin, disons que c’était une sorte de créature moderne d’un Dr Frankenstein devenu chirurgien esthétique pour les besoins du web. Vous me suivez ? Je sais, je sais, c’est compliqué.


Simplifions, nous dirons que Diaphragme était ergonomique.


Ainsi, de nombreux prétendants se sont fait balader au gré de sa bonne volonté. Sans même se déplacer, elle a réussi à leur faire croire qu’elle était leur dulcinée. C’est en cela que cette escroc 2.0 m’a fascinée : laisser penser que vous la baisez alors que c’est elle qui vous baise, c’est sacrément culotté de jouer avec la naïveté.
Bien sûr, elle a bouffé à tous les râteliers laissant les prétendants imaginer qu’ils étaient les seuls à hériter de son intérêt. Tout cela bien entendu en messages privés ou par téléphone en numéro masqué, pas folle la guêpière, elle savait parfaitement gérer son affaire.


Plus fort encore, Diaphragme a même pu berner des filles (les filles… merde quoi !). Tour à tour confidentes et aspirantes fascinées, Diaphragme entretenaient l’ambigüité. Rien de ce qu’elle racontait n’était la vérité, je vous le dis tout de go, elle était le livre dont vous êtes le héros (tout en étant mytho, autant vous dire que son psy a du boulot).


Quel était son intérêt ? Etre ou ne pas être, telle est la question (à la con).


Je dirais, vis ma vie par procuration. Diaphragme est certainement complexée (l’antithèse de la personnalité qu’elle a choisi d’enfiler).
Le seul moyen pour elle de rayonner est d’être la reine du lycée : se créer une vie fantasmée, se sentir désirée, admirée, aimée, susciter l’intérêt d’une communauté qu’elle s’est elle même composée à grand renfort de suggestivité. Et bien sûr, pour se sentir exister.


Et elle en a flatté des ego qui pensaient avoir trouvé en Diaphragme la compagne idéale. Ah les mâles…


Diaphragme a fini par se faire démasquer (mais on ignore toujours qui elle est), la vraie une fois retrouvée a pu témoigner à visage découvert sur les réseaux où la contrefaçon sévissait. Diaphragme a fini par se retirer en un tour de main, elle a tourné le dos à ses profils sans faire face et sans laisser de trace.




Moralité :
C’est parce que votre libido vous a mené à la braguette que Diaphragme vous l’a mis bien profond.