Follow me à Paris

30 01 2010

Ce billet est dédié à Noémie @BigtuxXblue ma 1000e followeuse Twitérienne.

Après les présentations d’usage, cette jeune étudiante Chambéryenne, Chambeyroise… enfin… de Chambéry quoi, de 19 ans printemps m’a avoué qu’outre sa passion pour l’informatique, les réseaux sociaux et la musique, elle vouait un amour immodéré pour Paris. Oui. Paris…

Comment lui dire ? Comment ne pas la décevoir. Comment lui expliquer que dans Paris, il y a de vrais morceaux de Parisiens à l’intérieur…?
Je vais tenter de ne pas la choquer… enfin, pas tout de suite.

« Je pense avoir une idée fausse du parisien car je dois sûrement l’embellir à un maximum à cause de mon envie de vivre à Paris. »
Saches Noémie que la majorité des Parisiens veulent vivre en Province. Je te conseille de faire un échange standard de logement.

« Pour moi, un parisien, c’est quelqu’un qui a une chance (inconsidéré pour la plupart) de vivre à Paris, dans une des plus belles villes du monde. »
Certes mais le Parisien se meut principalement en métro et par conséquent, il n’évalue jamais la chance qu’il a de vivre à Paris. De plus, le Parisien marche généralement la tête baissée afin d’éviter de marcher dans les déjections canines et de shooter dans les seringues, détritus et autres pigeons atrophiés.
Le Parisien n’a pas plus de chance que les autres. Il est même plus amer que la moyenne des Français. Le Parisien est un ermite en société.

« C’est quelqu’un de branché,  ils ont la classe ces parisiens, ils peuvent avoir le choix de sortir dans beaucoup de lieux différents, ils peuvent voir des concerts/spectacles tout les soirs à 5 minutes de chez eux. »
Seule une minorité est « branchée » (généralement, ils viennent de Saint-Tropez et fréquentent les soirées privés d’une jet-set cocaïnée). Ces gens-là, on ne les rencontre jamais. Ils vivent la nuit et disparaissent dès potron-minet.
Le parisien est surtout connecté. Ipod, Iphone, Blackberry… Il vit en repli. Le vrai parisien ne sort presque jamais, ce qu’il gagne il le réinjecte dans son loyer.

« C’est quelqu’un qui tous les jours se lève, prend le métro (cette chance de pouvoir prendre le métro car chez nous ça n’existe pas), et qui en sortant du métro peut admirer cette architecture parisienne, et tous ces beaux quartiers (pouvoir se promener tout les jours dans des rues comme Saint-Paul, Saint Antoine, Rivoli, le quartier du marais, les Champs Elysées, le quartier Opéra, le bord de seine, les îles,… ) »
Ah le métro…. 25 milliards de bactéries au cm2… Des odeurs par milliers, des quais bondés, des mains au panier, d’autres dans ton porte-monnaie, des vendeurs à la sauvette, des roumains qui font la quête, des chanteurs aux voies désuètes… Le métro c’est la bête noire des parigots.

« C’est quelqu’un qui vit en France, dans la France parisienne, celle des médias, celle qui ne connaît pas la campagne. »
La seule campagne que connaît le Parisien c’est Jardiland en effet (après le Bois de Boulogne, visité à d’autres fins, enfin, je t’expliquerai). La France Parisienne est celle des media, hum… parlons-en justement… Le Parisien n’est pas représentatif de la population française et pourtant les media et plus particulièrement la presse féminine vous donnent une image estropiée de la parisienne « modasse ». Les Parisiens sont généralement « démarqués », seules les russes, japonais et autres bourgeoisies de périphérie (dans le 92 principalement) font la pluie et le beau temps sur les tendances du moment. D’ailleurs, il convient de rappeler que les sièges des media sont en banlieue parisienne ;)

« C’est quelqu’un qui en même temps est dans le monde, mais qui d’un autre côté en est totalement coupé, c’est quelqu’un qui vit dans le microcosme de Paris, là où tout est connu avant, mais qui est d’un autre côté enfermé dans paris, et qui s’y limite (celui qui se demande si internet existe à la campagne, celui qui arrive avec ces chaussures de ski à la gare de Grenoble ou Chambéry…). »
Voilà, le Parisien c’est ça… il fait ses vaccins avant de sortir de Paris et prend une assurance-vie. Le Parisien pense être un influenceur alors qu’il n’est qu’un rat de laboratoire au milieu d’un zoo que viennent visiter les provinciaux.

Bienvenue à toi Noémie et viens quand tu veux sur Paris, je te paierai un Coca à 4,50€